• MonsterStory: LA SATURNIENNE par loulou137

    Spacea Universe

    loulou137Fille des extraterrestres de Saturne.

    Age :15 ans.

    « Mon rêve est de voyager dans le système solaire. Un jour, j’irai sur Jupiter, ou bien Neptune… Ou peut-être bien que j’irai sur Mars ? Non, Vénus me paraît être une belle planète… A moins que je visite Mercure, qui sait ? »

    Amies :Ghoulia Yelps, Twyla et Spectra Vondergeist.

    Défaut bizarre : Comme je viens de Saturne, j’oublie souvent que les gens d’ici ne parlent pas par télépathie… Ah, et je ne comprends pas toujours leur humour et leurs expressions, malgré mon culturisateur, qui me donne tous les renseignements dont j’ai besoin pour connaître les mœurs et la culture des autres civilisations que la mienne. Oh, et mon traducteur universel me donne parfois des mots un peu désuets ; heureusement, la plupart des monstres m’acceptent comme je suis et ne se moquent pas de moi. Ah, j’oubliais : je suis un peu indécise.

    Plat préféré :Les pizzas que nous faisons sur Saturne : elles sont succulentes !

    Couleur préférée :Le violet.

    Activité préférée :Comme je viens d’arriver sur Terre, je préfère tout essayer avant de choisir une activité en particulier.

    Look d’enfer :Je dois reconnaître que je ne suis pas habillée à la pointe de la mode terrienne, mais mon culturisateur me dit que les carreaux, qui constituent une grande partie de ma garde-robe, me donnent un style « retro ». Oh, et je porte toujours du violet.

    Animal de compagnie :Noddus, que je surnomme Noddy, est mon chien de Saturne. Il a des antennes de communication, comme moi, mais il ne peut communiquer qu’avec les autres chiens de Saturne, ce que je trouve vraiment dommage.

    Ce que je déteste le plus :Je déteste quand mon traducteur ne fonctionne plus et que je dois hocher la tête devant mon interlocuteur tout en faisant semblant d’avoir compris alors que ce n’est pas du tout le cas. Ou alors, il faudrait que j’apprenne à parler la langue que l’on parle ici…

    Matière préférée :Comme sur Saturne nous sommes très avancés technologiquement, je suis très compétente en technologie.

    Matière détestée :Le cours de déséducation physique. Sur Saturne, on se déplaçait tous sur des plates-formes volantes, je n’ai donc pas l’habitude de courir. Et puis ici la gravité est beaucoup plus forte, ce qui rend les choses d’autant plus difficiles.

    _____________________________________________

    LA SATURNIENNE

            Tout allait pour le mieux. Mon vaisseau allait atterrir dans quelques heures à destination ; j’avais fait une croix sur mon ancienne vie, et aujourd’hui j’en commençais une nouvelle… J’avais emporté quelques vêtements, ainsi que mon chien de Saturne, Noddus, que j’avais l’habitude de surnommer Noddy. Il dormait paisiblement à mes côtés, ses flancs se soulevant au rythme de sa respiration.

            Oui, tout allait pour le mieux.

            Soudain, je fus secoué et un bruit de choc se fit entendre. Les lumières se mirent à clignoter, tout bougeait autour de moi. Des bruits stridents et assourdissants sortaient de tout part, et une alarme me prévenait de la fin atroce que j’allai connaître. Je serrai Noddy contre moi et regardai le paysage défiler à une vitesse affolante.

    C’est alors que le sol s’ouvrit sous moi. La capsule du vaisseau dans laquelle je me trouvais se détacha du reste de la machine infernale pour se poser lentement à terre. Mon vaisseau, quant à lui, termina sa course en explosant au milieu des arbres, accompagné de tous mes bagages.

          Si j’avais pu sauver mon chien et ma vie, c’était grâce à mon père : c’était lui qui avait construit mon vaisseau. Mon père… Il fallait à tout prix que je contacte ma famille.

    Grâce à mes antennes de communication, j’essayai de joindre mon père… Pas de signal. Je fis de même avec tous les membres de ma famille, et j’obtins le même résultat. Je me souvins alors qu’il restait ma petite sœur ; elle ne savait même pas encore parler, mais elle représentait mon dernier espoir.

    « Spsi ! Spsi ! Spsi ! »

    C’était le nom que me donnait ma petite sœur ! Je n’étais plus seule !

    « Aria !

    -Spsi, Spsi ! »

    Je devais tenter de lui faire comprendre qu’elle devait prévenir nos parents.

    « Aria ? Maman est là ?

    -Maama.

    -Oui, maman. Elle est là ?

    -Maama. Maaaama. Spsi ! »

    C’était peine perdue.

    « Je t’aime Aria.

    -Aaaria. »

            Je marchai sans aucune notion du temps. J’avais pu joindre Aria car les ondes qu’elle émettait étaient d’une puissance et d’une portée phénoménales. Mais aujourd’hui, ma famille ne faisait plus partie de ma vie.

    Mon rêve de voyager se révélait être plus douloureux et difficile que prévu.

    Quand je sortis de mes pensées, je remarquai que la nuit était tombée, et que j’étais épuisée. Ainsi, je m’appuyai contre un arbre et m’endormis, Noddus sur mes genoux.

            A mon réveil, une créature étrange, aux longs cheveux aussi bleus que ses yeux, se tenait devant moi dans une position assez peu valorisante. Ses jambes formaient un X et ses pieds étaient rentrés vers l’intérieur. Elle portait une énorme pile de ce que mon culturisateur identifia comme des B.D. Soudain, la créature, qui avait la peau d’un gris plutôt pâle, s’anima, et poussa un grognement qui fut aussitôt traduit par mon traducteur universel :

    «D’ordinaire, cet arbre est le mien ».

    Je réfléchissais à une réponse quand mon interlocutrice me tendit sa main :

    « Je m’appelle Ghoulia Yelps »

    Je lui serrai la main.

    « Et moi… C’est Spacea. Spacea Universe.

    - Le vaisseau s’étant écrasé dans la forêt ce matin est le tien, non ?

    - Comment le sais-tu ? »

    Puis j’aperçus derrière elle mes valises, qui normalement auraient dû être détruites dans l’explosion du vaisseau.

    Ghoulia reprit la parole :

    « Je les ai apportées quand je t’ai vu ce matin au pied de mon arbre. Et le vaisseau est irréparable, tu m’en vois désolée. 

    - C’est tellement gentil… »

    Soudain, une sonnerie retentit, provenant d’un bâtiment que je n’avais pas vu jusque-là, masqué par les hauts arbres. Seul le sommet d’une tour dépassait des feuilles.

    « Je dois me retirer, j’ai cours, dit Ghoulia.

    - Attends ! Quel est ce bâtiment ?

    - Le lycée où j’étudie, me répondit-elle. Monster High. »

    Pendant qu’elle s’éloignait de sa démarche si atypique, je réfléchissais.

    Monster High était le lycée dans lequel je comptais m’inscrire une fois arrivée sur Terre. J’avais déjà envoyé mon dossier, et je réalisais la chance que j’avais eue en manquant de m’écraser ici, aussi bizarre que cela puisse paraître.

    J’étais alors plus confiante que jamais.

            En tirant mes valises tant bien que mal, Noddy cabriolant autour de moi, je finis par arriver près du bâtiment. C’était une imposante bâtisse ; des centaines de créatures qui devaient toutes avoir mon âge en sortaient et y rentraient. J’allais sortir de l’ombre des derniers arbres me séparant du lycée quand trois goules vinrent à ma rencontre. Elles avaient toutes trois des oreilles pointues qui se dressaient sur leurs têtes, ainsi que de longues queues qui s’agitaient dans leurs dos et de grands yeux félins. Deux des trois goules se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, à la différence près que les cheveux de l’une étaient noirs et ceux de l’autre blancs.

    La troisième, qui avait un pelage roux et qui semblait diriger le groupe, prit la parole :

    « Chalut ! T’es nouvelle ? Tu joues à cache-cache avec ton chien ?

    -Salutations, non, à vrai dire, je… »

    Mon interlocutrice m’interrompit :

    « C’est quoi, cette expression ? Tu viens du Moyen-Âge ? »

    Les trois chattes ricanèrent.

    « Non, je viens de Saturne en réalité, mais qu’est-ce que le Moyen-Âge ? »

    Les ricanements reprirent.

    « Tu viens de… Saturne ? Eh bien, tu aurais dû y rester, paumée comme tu es ! »

    Et elles s’en allèrent sur ordre de celle qui m’avait humiliée plus que jamais, en une si courte conversation… Sur ma planète, les gens n’étaient pas comme ça…

            Je m’enfonçai dans la forêt sans regarder où j’allais, ni sans aucune notion du temps. Quand mes jambes ne purent plus me porter, je m’adossai contre un arbre et pleurai toutes les larmes de mon corps tout en caressant Noddy, qui était couché à côté de moi.

            Je fus surpris par un bruit à ma gauche ; en relevant la tête, j’aperçus dans l’ombre d’un arbre une petite main et deux grands yeux phosphorescents qui me fixaient. Cette fois-ci, je parlai la première : pas question de me faire humilier une seconde fois !

    « Qui es-tu ? Si tu viens pour me ridiculiser, tu peux t’en aller dès maintenant ! »

    Je pris conscience du ton agressif que j’avais employé lorsque les grands yeux lumineux commencèrent à s’enfoncer dans l’ombre de nouveau.

    « Non, reviens ! Je suis désolée, je ne voulais pas… »

    La créature sortit alors de l’ombre. Littéralement, comme si elle était jusqu’alors enveloppée dans un voile noir.

    « Je m’appelle Twyla, lança-t-elle d’une voix peu assurée.

    - Enchantée, je suis Spacea, et voici mon chien Noddy, dis-je du ton le plus sympathique possible afin qu’elle ne se fonde pas dans l’ombre de nouveau.

    - Tu étudies à Monster High, comme moi ?

    - Non, je viens de Saturne, lui expliquai-je, mais j’aimerais bien m’y inscrire. Attends, toi aussi tu t’y es fait humilier ? C’est pour ça que tu te caches ?

    - Non… Je n’aime juste pas trop côtoyer la foule des élèves. Je me sens plus à ma place, ici, dans l’ombre…

    - Oh. Et moi qui pensais que tu pourrais me faire visiter le lycée…

    - Bon, c’est d’accord. Mais d’abord… Je suis prête à parier que celle qui t’ont rabaissée sont Toralei et les jumelles, non ? »

    Je me souvins des deux chattes quasiment identiques.

    « Oui, ce sont sûrement elles, acquiesçai-je.

    - Evite-les, dans ce cas. Personne ne les apprécie, à Monster High.

    - Entendu ! Maintenant, on va le visiter, ce lycée ? »

     

            L’après-midi passa très vite. Je m’inscris auprès de Mme. Santête, la proviseur et Twyla m’accompagna partout. Je m’asseyais avec ma nouvelle amie sur les marches de Monster High quand un flash m’aveugla.

    « Salut, Twyla, tu ne me présentes pas ton amie ?

    - Spectra, voici Spacea… Elle vient de Saturne et l’a quittée pour voyager. »

    Je ponctuai la brève présentation que Twyla avait faite de moi par une petite salutation de la main envers la nouvelle arrivée, qui flottait devant nous en tapant à toute vitesse sur un appareil, qui fut aussitôt identifié par mon culturisateur : un « iTomb ».

    Twyla reprit la parole :

    « Spacea, voici Spectra. C’est une fantôme, elle tient un blog qui nous tient tous au courant de l’actu à Monster High… »

    Spectra fila et traversa un mur pour entrer dans le lycée. Tandis que le soleil se couchait et que les étudiants sortaient peu à peu du lycée, un petit bruit fut émis par l’iTomb de Twyla afin de la prévenir d’une mise à jour sur le blog de Spectra. Je lus l’article que mon amie fantôme avait rédigé à mon sujet ; une horrible photographie de moi, aveuglée par le flash, l’illustrait. Le texte disait : « Une nouvelle goule spectraculaire nous rejoint aujourd’hui à Monster High ! Le vaisseau de Spacea Universe, une goule venant tout droit de Saturne, s’est écrasé ce matin dans la Forêt Hantée, et notre nouvelle étudiante en est heureusement sortie indemne. Son rêve de voyager l’a menée jusqu’à nous, goules et monstres de Monster High, alors accueillez notre petite E.T. avec la plus monstrueuse gentillesse ! ».

    Même si je trouvais le texte un peu exagéré, je devais reconnaître qu’il était plutôt sympathique.

    Enfin, je pus lire en grosses lettres, en haut de la page, le titre : « LA SATURNIENNE ».


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :